LES HEURES ROUGES
Les heures rouges sont celles
Où toi et moi comme embrasés
Vivons au rythme éternel
De nos corps d’amants emmêlés
Nos heures rouges s’étendent
Du lit à notre couche
Là où nos corps se répandent
Là où nos mains se touchent
Nos heures rouges ne sont qu’à nous
Moi ta déesse au doux calice
Que je contemple à genoux
Sous ton regard attendri, complice
Nos heures rouges sont des minutes
Des heures, des jours, des mois entiers
Quand on ne sait plus où débute
La fin qui ne fait que commencer
Nos heures rouges palpitent
Comme nos corps affolés
Qui s’offrent et se précipitent
Vers le plaisir tant convoité
Mes heures rouges sont comme ces spasmes
Qui meurent enfin sur la grève blanche
En laissant l’écume de mes fantasmes
Sur ton ventre et sur tes hanches
Tes heures rouges sont délicates
Quand mes mains soumises à tes désirs
Savent tantôt gauches, tantôt adroites
De l’amour, exprimer l’élixir
Nos heures rouges enfin
Après l’orage de nos colères
Savent renaître au matin
Et voguer vers Cythère
S’écoulent et s’émerveillent.
Les heures rouges
Nos sens et notre essence.
Les heures rouges
Sous l’épiderme du désir.
Nos heures rouges
Palpitent comme un cœur à corps.